vendredi 20 mai 2022

La Garde-Adhémar (Drôme provençale) et son étonnant Jardin des Herbes

 En Drôme provençale, et plus spécifiquement dans le village de La Garde-Adhémar, on peut découvrir un magnifique jardin en terrasses, conçu en 1990 par une certaine Danièle Arcucci. Sous l'impulsion du maire, cette amatrice de jardinage a eu l'idée d'occuper l'espace d'anciens jardins potagers destinés au village par un jardin médicinal et un jardin de collections. Ce jardin est accessible en empruntant un discret escalier de pierres, depuis le parvis (si l'on peut dire) de la belle église romane Saint-Michel, qui date en effet de la moitié du 12e siècle. 

Il n'y a plus ensuite qu'à déambuler agréablement entre les carrés de plantes délimités par des buis, et à vérifier ses connaissances en lisant chaque petit carreau de céramique reprenant le nom de la plante et le code couleur qui indique les propriétés médicinales de celle-ci. On profite bien plus encore de la vue en contre-plongée sur l'église Saint-Michel et celles sur la campagne environnante, sans compte de toutes les bonnes odeurs qui se dégagent des lieux !


Le jardin des collections, avec sa jolie disposition en soleil.


On s'apprête à descendre vers les jardins...




Coquelicots, valériane, ... et belles pierres !


Un magnifique artichaut.


Les carreaux de céramique sur lesquels on lit distinctement le nom de la plante. La couleur bleue renvoie aux propriétés médicinales de la plante qui sont en lien avec les voies respiratoires, comme pour le serpolet.


Un bassin avec une jolie petite cascade d'eau, entre deux terrasses.


Magnifique, n'est-ce pas ? :)


De belles roses, sous lesquelles on peut se reposer sur des bancs ou bien choisir un livre dans la boîte à livres.




Vue de l'église Saint-Michel, de style roman.





Si vous aimez les jardins d'herbes, vous pouvez aussi lire l'article dédié au jardin d'inspiration médiévale du donjon de Locheshttps://descharmesetdesjardins.blogspot.com/2013/09/un-jardin-dinspiration-medievale-au.html ainsi que l'article sur le jardin de simples de l'Hôpital Notre-Dame à la Rose de Lessineshttps://descharmesetdesjardins.blogspot.com/2017/06/dans-tous-les-sens-lhopital-notre-dame.html 
Namur propose également son jardin en terrasses dédié aux simples, le "Jardin des deux Tours", à visiter lors d'une promenade à la Citadelle.


mercredi 27 avril 2022

L'araucaria, dit "le désespoir des singes" dans les romans

 


Araucaria par-ci, araucaria par-là... En voilà un arbre qui revient souvent dans la littérature (britannique, américaine, ...). Savez-vous en réalité à quoi il ressemble ?

Voici trois passages extraits de mes lectures, faisant référence à un araucaria :

"Elle demeura un moment à la fenêtre. Des touffes de jonquilles se dressaient avec exubérance sous le désespoir des singes, attendant d'être noyées et malmenées par les giboulées de mars".

(Elizabeth Jane Howard, La saga des Cazalet, t. III : Confusion, La Table Ronde, 2021, p. 17).

"Désespoir des singes. Ce dernier nom fit sourire Robert. "Un pin du Chili, expliqua Lobb. A la drôle d'allure, pas d'aiguilles, mais de gros piquants brillants partout sur les branches et aussi sur le tronc".

(Tracy Chevalier, A l'orée du verger, La Table Ronde, 2016).

"L'araucaria cachait les rares rayons du soleil tandis que le vent envoyait de la poussière et des brindilles dans les tasses"

(Stella Gibbons, Le bois du rossignol, Points, 2014, p. 250).



Avant d'écrire cet article, je n'avais aucune idée de ce à quoi cet arbre ressemblait, mais il m'avait semblé qu'il s'agissait d'un arbre décoratif régulièrement présent dans les parcs et jardins des familles aisées.

Après quelques petites recherches, il s'avère que l'araucaria, c'est en fait ce que l'on appelle communément le "désespoir des singes" (parce qu'il est peu aisé à grimper pour les dits-animaux), un conifère qui se plante généralement de manière isolée, pour profiter de son aspect original. C'est aussi et surtout un genre d'arbre originaire du Chili

L'auteur Danièle Ball-Simon, en 2004, écrit tout un ouvrage autour de l'araucaria et d'un peuple chilien qui le vénère : Pehuen, l'arbre d'un peuple. Pehuenche, le peuple d'un arbre. Un documentaire Arte lui aurait également été consacré !

Il semble également que certains optent pour l'Araucaria à la place de notre traditionnel sapin de Noël : le pin de Norfolk Island serait apparemment une sorte d'araucaria, mais en même temps, pas tout à fait !

Et vous, avez-vous un araucaria dans votre jardin ? ;)

(Ill. Pixabay)

dimanche 20 mars 2022

Balade du dimanche matin au domaine Ter Rijst (Herne)

C'est bien connu qu'à Enghien, nous bénéficions d'un magnifique parc qui n'en finit pas de nous enchanter, mais ce n'est pas tout, à moins de 10 minutes en voiture, du côté flamand, se trouve aussi le domaine Ter Rijst, ouvert aux promeneurs et aux pique-niqueurs.

Le domaine, pourvu d'un petit parking bien pratique, s'étend au pied d'un château de style néoclassique et prend la forme d'un parc à l'anglaise légèrement en pente, avec des chemins en lacets, d'agréables plans d'eau et de petits ponts. On profite du calme du dimanche matin pour y voir des écureuils, des hérons et d'autres animaux charmants. Tout autour, la campagne et ses grandes fermes, ou bien des bois.

Une balade dominicale revigorante, ni trop courte ni trop longue, avec juste un petit regret : ne pas avoir emporté des gants pour supporter le petit froid du matin ;)

Si quelqu'un en sait davantage sur l'histoire du domaine, je suis preneuse !! Mes questions sont les suivantes : que signifie "Ter Rijst" et à qui appartient le château ?

Les alentours



Petites et grandes constructions




Des arbres et des plantes




Plans d'eau et petits ponts






Le chemin à emprunter









lundi 21 février 2022

Que trouve-t-on à Leiden et à la Huis Doorn ?

 Leiden (Hollande-Méridionale)


Le jardin botanique de Leyde



Un petit parc dans la ville


Musée Huis Doorn (Utrecht)


Le colombier


Le mausolée du dernier empereur allemand, Guillaume II (enterré avec ses chiens)


Un charmant petit pont à proximité du manoir













mardi 30 novembre 2021

Les parcs et jardins de Vienne

Début novembre, nous avons eu la chance de nous rendre à Vienne, la capitale autrichienne, et de l'explorer pendant cinq jours. Il y avait tant de splendeurs à voir que nous aurions bien voulu encore une ou deux journées de plus. Pour ce qui est des parcs et jardins, par contre, nous avons pu visiter chacun d'entre eux, parmi les plus connus en tout cas. Si les parcs se situant en pleine ville se sont avérés être à la fois de taille humaine et de composition plutôt classique, plus à l'écart, les parcs et jardins tant du Belvédère que de Schönbrunn nous en ont mis plein la vue. 

Le volksgarten (1819)

Ce parc, qui se déploie dans le quartier de la Hofburg, est tout à la fois populaire et charmant. Il semble être composé de trois parties principales, qui se distinguent par leur atout. La 1ère mène tout droit à un mémorial en l'honneur de Sissi, précédé d'un très joli bassin. La seconde s'articule autour du temple de Thésée, imitation d'un temble grec et dans lequel ont lieu des expositions d'art. Enfin, les roseraies de la troisième partie m'ont beaucoup intriguée : les roses sont en effet dédiées à des personnes que les gens ont chéries : un jardin commémoratif ? Vous n'aurez pas beaucoup de photos du Volksgarten pour la simple et bonne raison que j'avais mal réglé mon appareil ce jour-là, ce qui est fort regrettable, j'en conviens.

Le temple de Thésée

Une sculpture, à proximité du mémorial dédié à Sissi

Des travaux de restauration en cours...


Le Belvédère (18e siècle)

La visite du Belvédère - supérieur et inférieur - est incontournable lors d'un city trip à Vienne. On y va en général pour voir quelques expositions, mais aussi pour les jardins à la française et en terrasses, qui restent dans des dimensions appréhendables, avec un plan au sol et des intentions qui se lisent très bien. Même au mois de novembre, ils valent toujours le détour. Délimité par des murs qui les séparent de la grande ville et se déployant en pente, à tel point que le regard est d'emblée dirigé vers le belvédère inférieur, qui se situe en bout de course, et peut déjà embrasser toute une série d'éléments, sans toutefois prétendre les avoir tous vus. Le parcours de bas en haut, la déambulation restent nécessaires pour découvrir chaque charme et point de vue organisés dans ce jardin.


Vue lointaine du Belvédère inférieur.
Allée centrale cernée de topiaires en forme de cônes.

                                            
Magnifique enchaînement de bassins employant la pente à bon escient

La réalité pratique qui se cache derrière de tels jardins...
Un boulingrin, ou "parterre gazonné en creux" (https://andrelenotre.com/une-forme-particuliere-de-parterre-le-boulingrin/)

Schönbrunn (18e siècle)

Se rendre au palais de Schönbrunn, ancienne résidence d'été de l'impératrice Marie-Thérèse, c'est s'assurer une demi-journée, voire une journée de visite bien remplie et surtout, inoubliable. Si la découverte du château n'est pas donnée, arpenter les jardins à la française s'avère gratuit, malgré "qu'on en ait pour son argent", tant ils sont magnifiques. On est tout de suite saisi par la gloriette qui ferme la composition, notamment à cause du raccourci visuel qui s'opère au moyen de différentes pentes, et donne l'impression d'une construction à la fois proche et imposante.

Les jardins à proximité du château

A gauche comme à droite, de multiples bosquets aux diverses compositions et surprises ;
Au centre, la fontaine de Neptune, réalisée en 1780 et fermant la composition (en apparence) : 
la gloriette dominant une colline...

Un parterre décoratif tel qu'il se présente en automne ;)

Pour insister sur le côté spectaculaire de tels jardins...


Une fausse ruine d'inspiration romaine

Grimper vers la gloriette en suivant un chemin en zig-zag...

Vue gratifiante sur le château, depuis les "hauteurs"

De belles et grandes serres, notamment une serre aux palmiers

Retour au point de départ


Le Stadtpark (1862)

Caractérisé par son style paysager, c'est le tout dernier parc que j'ai visité, malgré qu'il soit situé à proximité du centre-ville, à deux pas de l'Opéra. Je dois dire que je l'ai trouvé globalement bien modeste pour une telle ville, mais il cachait quand-même quelques charmes à ne pas négliger. C'est surtout un endroit de passage obligé qui relie en effet plusieurs points de la ville et qui fait office, comme beaucoup de parcs publics, de poumon vert permettant de respirer et de se détendre, rien de plus ;)

Un parc qui accueille de nombreuses sculptures, en plus de beaux arbres ornementaux
et de beaux plans d'eau



S'agissait-il de la rivière Wien rejoignant bientôt le Danube, je ne le sais plus...

Un mémorial - encore un ! - en l'honneur de Johann Strauss junior (1825-1899) inauguré en 1921.